Umberto Eco, 14 signaux pour reconnaître le fascisme

En 1995, Umberto Eco publiait dans la New York Review of Books un essai intitulé Ur-Fascism, adapté d’un discours qu’il avait tenu à la Columbia University : il y revenait sur son expérience personnelle du fascisme italien, et avançait une grille d’analyse des signes avant-coureurs du basculement d’un régime politique vers le fascisme. Grasset a été bien inspiré de republier ce texte (dans une traduction de l’italien). Nous vous proposons de lister ci-après les quatorze points caractéristiques de ce qu’Umberto Eco a nommé le fascisme éternel ou Ur-Fascisme, et que nous avons résumés à partir de notre lecture du texte original en anglais. Dans l’esprit d’Eco, ces attributs ne peuvent s’organi

Comment les dissidents soviétiques ont mis fin à 70 ans de fake news

Fact-checking et objectivation de l’information pour contrer les fake news et l’intox, les hoax, voire la manipulation assumée des faits et de la vérité par des politiques : cela ne vous rappelle-t-il rien dans l’histoire du vingtième siècle occidental ? Nous vous invitons à lire ci-après une tribune de Gal Beckerman parue récemment dans le New York Times. Beckerman y établit que la publication par des dissidents des samizdat, ces écrits auto-édités et diffusés clandestinement sur les violations des droits en URSS, ont constitué un contre-courant puissant pour démonter la « vérité » officielle et la propagande de l’Union soviétique. Leurs auteurs opéraient selon un mode clinique et dépassio

La semaine (cauchemardesque) de Vladimir Poutine

En scrutant à la loupe l’agenda des grands leaders, on en apprend beaucoup. Avant Xi Jinping, Donald Trump ou Narendra Modi, revenons sur la semaine qu’a vécue le président russe en ce début de printemps : horrible, entre l’attentat de Saint-Pétersbourg et l’attaque américaine en Syrie. Lundi 3 avril Tout avait si bien commencé. Vladimir Poutine reçoit en grande pompe, à Saint-Pétersbourg, le président biélorusse Alexandre Loukachenko. Les deux hommes enterrent la hache de guerre après des mois de brouilles. Le Kremlin reprochait au dictateur de se montrer trop accommodant avec l’Europe décadente. Minsk avait par exemple autorisé les citoyens européens à se rendre en Biélorussie sans visa. O

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