Alaa El Aswany : « La dissidence (…) c’est d’abord une contre-culture »

L’actrice Virginie Efira, marraine de notre association, participera au festival que nous organisons à La Villette les 12, 13 et 14 juin prochains. Ce mois-ci, elle est l’invitée d’honneur du magazine Vogue. Dans ce numéro, elle a voulu donner la parole à l’écrivain égyptien Alaa El Aswany, dont elle a particulièrement aimé le dernier roman J’ai couru vers le Nil, et qui sera l’une des figures majeures du festival. L’auteur, interdit de publication dans son pays et qui vit en exil aux Etats-Unis, revient, notamment, sur sa définition de la dissidence. Extrait.



« En juin, vous serez en France avec Les Nouveaux Dissidents, aux côtés de Virginie Efira : qu’est-ce que la dissidence aujourd’hui ?


La dissidence dépasse la politique, c’est d’abord une contre-culture. Même si Al-Sissi n’est plus président, on aura d’autres dictatures en Egypte. Pour s’opposer, il faut s’opposer à la culture de la dictature qui englobe tout, la question des femmes, la religion, la vie privée… Tous les grands écrivains américains du XXème siècle, ont embrassé la contre-culture, les Miller, Henry et Arthur, Hemingway, Norman Mailer, Jack London. Il leur importait d’aller à l’encontre d’une culture dominante, monopolisant l’argent et le pouvoir.»


Vous pouvez retrouver la totalité de cet entretien dans le numéro de Vogue de décembre-janvier, en kiosque depuis le 4 décembre.

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